Avoir connu des lecteurs est un bonheur qui peut tourner en douleur quand le silence s'installe.
L'absence est pire qu'au débuts, quand les règles étaient claires et maîtrisées.
Envie de crier parmi les ruines. Envie de mordre qui fait serrer les dents.
Est-ce le temps ou la distance qui creuse le plus le fossé ? La situation est connue, déjà vécue pourtant. Savoir n'aide pas toujours à anticiper l'étendue de ce rien qui s'installe là où il y a eu effervescence.
Alors ? Continuer ce mantra fait pour soi. Et peut être un jour quelqu'un (re)passera, réagira. réapprendre à écrire pour soi en sachant bien que la publication n'est pas un hasard. Se souvenir que blogger est un jeu de patience. Ceux qui dévoilent trop vite et trop facilement ne sont-ils pas les plus faciles à ne pas retourner lire ? Si le lecteur revient c'est dans une tentative de trouver de nouvelles informations. Mais l'auteur n'a rien promis. Pas même d'être là. Pas plus que le . Il n'y a pas d'engagement, pas d'abonnement. Rien qui lie.
Est-ce que les promesses tiennent dans une cinétique différente de ce lieu sans géographie ? L'oubli est à un clic. Ou presque. Passer à autre chose sans même y penser.
Titanesque archive d'une société sans mémoire qui entasse pour ne pas étayer. Dans le doute continue, un jour tout sera (peut être) plus clair (ou pas).
J'aime blogguer envers vous et contre moi.
Un jour quelqu'un lire et sourira. Un jour peut être que ça sera toi.

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