Blog-blues
Isabelle se demande pourquoi on parle peu du blog-blues.
Question étrange et logique à la fois, parce qu'avoir le blog-blues est avoir un blocage d'écriture. Donc en parler reviens à en être guéris, d'où les longues explications "je n'ai rien à dire" qui sont souvent suivies d'une flopée d'articles, phénomène encore plus courant que les fermetures-réouvertures. Lorsque la barrière cède c'est la fin, le blog-blues s'enfui.
Comment parler du blog-blues ?
Lorsqu'il est là c'est souvent accompagné d'un blocage à l'écriture, sorte de syndrome du formulaire vide pour adapter la page blanche. Raz-le-bol, impression de tourner en rond, de déjà vu. Rien ne se passe, rien à dire. Crise existentielle ou le bloggeur se demande ce qu'il fait là, pourquoi il écrit, quel est le but, à quoi bon finalement ? Toutes questions qui sont bien plus confortable avec des réponses. "Je n'écris pas parce que j'en ai marre, parce qu'approcher mes lectures usuelles me donne la nausée, parce que tout ça me fatigue." Pas très sympathique à dire. Alors pour ne pas risquer de regretter par la suite on choisit de se taire. Parce que si un weblog est un espace d'expression ça n'est pas un réservoir de frustrations et de mauvaise humeur. Parce que ce genre de truc est aussi amusant/agréable à écrire qu'à lire, et que quoiqu'on en dise si on publie c'est pour être lu. De préférence par des gens qui reviennent.
Heureusement le blog-blues se soigne : par de grands bols d'air à faire autre chose. Rien de bien différent qu'un mal de crane du à trop de temps passé devant l'écran quoi.
Comment parler du blog-blues ?
Lorsqu'il est là c'est souvent accompagné d'un blocage à l'écriture, sorte de syndrome du formulaire vide pour adapter la page blanche. Raz-le-bol, impression de tourner en rond, de déjà vu. Rien ne se passe, rien à dire. Crise existentielle ou le bloggeur se demande ce qu'il fait là, pourquoi il écrit, quel est le but, à quoi bon finalement ? Toutes questions qui sont bien plus confortable avec des réponses. "Je n'écris pas parce que j'en ai marre, parce qu'approcher mes lectures usuelles me donne la nausée, parce que tout ça me fatigue." Pas très sympathique à dire. Alors pour ne pas risquer de regretter par la suite on choisit de se taire. Parce que si un weblog est un espace d'expression ça n'est pas un réservoir de frustrations et de mauvaise humeur. Parce que ce genre de truc est aussi amusant/agréable à écrire qu'à lire, et que quoiqu'on en dise si on publie c'est pour être lu. De préférence par des gens qui reviennent.
Heureusement le blog-blues se soigne : par de grands bols d'air à faire autre chose. Rien de bien différent qu'un mal de crane du à trop de temps passé devant l'écran quoi.
Ecrit par L'oeil de Mouche, le 23.11.03 à 22:52 dans dehors - Commenter
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Commentaires :
Lien croisé
Bebedjia : "Via Morgazilla : Mouche sur le blog-blue. Faut-il arrêter la machine ? Tout dépend des cas. Pour ma part, il y a des moments où j'ai besoin (envie) de déverser ma bile, d'autres où je vais me cacher, en général pour aller bavarder chez les autres. J'imagine que les passagers qui s'en plaindraient s'en vont, mais comme ils ne disent rien et ne font pas baisser le cours de mes actions."
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Vol de mots... : " De blogs en blogs...Via L'oeil de mouche: Le Blog Blues... Responsabilité et "autocensure" chez Corsac..."
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Tempêtes et verre de toaka gasy : "Impossible de ne pas percevoir cependant comme un air de lassitude sur les blogs généralistes.
Ce n'est pas nouveau, on commence par écrire pour soi, et puis on se met à penser que cela pourrait éventuellement intéresser des lecteurs. Et puis arrive le jour où on réalise la présence des autres.
Et après arrivent certains jours où on maudit les autres..."
Ce n'est pas nouveau, on commence par écrire pour soi, et puis on se met à penser que cela pourrait éventuellement intéresser des lecteurs. Et puis arrive le jour où on réalise la présence des autres.
Et après arrivent certains jours où on maudit les autres..."
Re: Petite précision...
Tant mieux, tant mieux...
Arme de destruction massive du blog-blues : une pinte au Paris Carnet ?
Il y a des gens qui ne se rendent même pas compte de leurs privilèges...
Arme de destruction massive du blog-blues : une pinte au Paris Carnet ?
Il y a des gens qui ne se rendent même pas compte de leurs privilèges...
Trackback
http://climbtothestars.org/archives/2004/07/14/ces-blogueurs-qui-arretent/
Comment je fais un trackback?
"Pourquoi les weblogueurs cessent-ils de bloguer? Par manque de lectorat, certes, mais je me demande si une attitude de l’ordre de “que vais-je donc écrire sur mon blog aujourd’hui” ne joue également un rôle dans le risque d’abandon de weblog."
Comment je fais un trackback?
"Pourquoi les weblogueurs cessent-ils de bloguer? Par manque de lectorat, certes, mais je me demande si une attitude de l’ordre de “que vais-je donc écrire sur mon blog aujourd’hui” ne joue également un rôle dans le risque d’abandon de weblog."
Re: Trackback
Comment faire un Track Back ? et bien les liens croisés vont automatiquement chercher les pages qui font un lien vers l'article, donc rien à faire.
Lien croisé
Climb to the Stars (Stephanie Booth) : " Ça revient régulièrement sur le devant de la scène: le blog-blues. Tel ou tel ferme son weblog, arrête de bloguer, quitte la blogosphère à grands fracas (pour parfois revenir ensuite) ou s’en va à pas de souris. Pourquoi les blogueurs arrêtent-ils?"
Lien croisé
Deanie oueblog : "Une explication y est présentée ici sur le blog L'oeil de mouche."
Lien croisé
mediaTIC blog - actualite du blog et des blogs : "N'avons-nous jamais eu le regard vide, la lèvre inférieure grignotée par quelques dents stressées et les mains moites face à l'angoisse du syndrome du formulaire vide ? En période de vacances, à l'absence des uns et des autres, vient s'ajouter le Blog-Blues. C'est l'Oeil de Mouche qui nous en parle avec humour et réalisme."
Les hauts du blogueur, ses bas... et l'audience
Bravo pour la franchise de l'article : le sujet intéresse la blogosphère dans son ensemble. Que dire, par contre, de l'influence du blog-blues (pause dans la fréquence de publication, absence de billets, messages pessimistes... et re-départ) sur l'audience ? Il est évident qu'un blog tient par le nombre de visites, ne serait-ce que par le retour stimulant des lecteurs. Et par la progression des connexions : un lecteur en amène un autre, toile d'araignée oblige : amorce de cercle vertueux. Les variations de vitalité du blogueur influent, me semble-t-il, sur les visites. Qu'en dis-tu, Delphine ? Et qu'en dites-vous, amis blogosphériques ?
Ton meileurs blog
Mouche