Le blog à Garfieldd n'était pas intitulé le blog d'un proviseur. Si ses lecteurs connaissaient son métier, c'est que comme d'autres il y parlait de lui, de son métier, de ses interrogations.
Ce weblog a été découvert par de ses relations professionnelles, qui l'ont fait circuler.
Parce qu'il a été jugé que ce site ne convenait pas à sa fonction, Garfieldd a été révoqué. La plus haute sanction pour un fonctionnaire.
Et puis des articles sont parus dans des journaux, certains reprenant un peu trop rapidement l'accusation de pornographie qui justifie la sentence.
C'est là que la contre-rumeur a commencé à enfler. Rapidement l'indignation a traversé et réveillé la blogosphère. Et de nombreuses voix se sont élévées pour soutenir Garfieldd. Bien que fermé, le blog à Garfieldd n'a jamais été aussi lu et commenté. Parce que sur internet quand un site est fermé, il en reste des caches, des photocopies librement accessibles.
Chryde : Cette fois, on a eu des gens pour raconter. Des gens qui l'ont lu, ce blog, avant qu'il ne soit mis hors ligne. Des gens qui en ont parlé volontairement sur leurs blogs, sans l'incitation ni l'excitation des caméras, des gens dont la réaction est aussi spontanée que réfléchie, des "spécialistes impromptus". Qui ont su se faire entendre avant que les caméras ne courent autour d'un vide.
Une pétition qui sera adressée au ministre de l'éducation est mise en place.
Le weblog est utilisé comme canal direct pour apostropher des personnes responsables. Le journal d'un avocat propose une Lettre à Gille résumant la situation.

Difficile de savoir avec certitude une relation de causalité, un communiqué signale que le ministre arrêtera prochainement une décision mieux proportionnée à la faute commise par ce fonctionnaire.
Parler de son travail et de son amour des hommes sur un même site.

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