Pour emprunter quelques mots de je ne sais plus qui dans un film dur pour les nerfs des fumeurs comme des non-fumeurs "I feel divorced from the world". Ca n'est pas nouveau. Par contre si je dis que je me sens coupée de la blogosphère... J'ai débranché mon agrégateur depuis quelques jours. Je n'arrive pas à faire le tour de ma blogroll. Je ne comprend toujours pas comment font les gens pour lire une dizaine de favori. Même sans avoir le temps pour en lire - en chercher - d'autres, c'est à se taper la tête contre les murs.
A bien y réfléchir je ne suis pas sure de m'être jamais reconnue, retrouvée dans cette accumulation de mots des autres. Mais il ne s'agit plus d'être décalée, un peu isolée. C'est un autre monde. Il n'y a jamais vraiment eu d'unité, mais qui sont donc tous ces autres qui gesticulent et s'organisent en mafia ?
J'ai l'impression d'être une vieille chiante en ayant une réaction de rejet face à la liste des mises à jour de weblogues.com. Je n'ai jamais réagit de la même façon face à la liste anglophone mondiale. C'est pourtant absurde d'être moins tolérant avec ceux qui sont/pourraient être plus proche.
J'ai l'impression de ne plus comprendre - de ne pas comprendre ce qui se passe. Trop de bruits dans tous les sens. Ou tout simplement trop de bruit dans ma tête. C'est pas très clair pour moi, et c'est encore moins clair pour vous.
Je sais que je suis parfois un peu cryptique, mais là je crains d'être passée dans une autre dimension : je ne comprend pas les réactions. Pas de réponse à une question implicite, c'est normal. Détournement d'un  trop laconique pour être clair, ok. Mais plein de réponses à une non-question ? Je me demande si je comprend ce que je dis. Je me demande ce que l'on peut comprendre de ce que je dis.
Est-ce qu'à force de lire des informations, des histoires parcellaires, nous n'avons plus la curiosité d'aller voir plus loin ? Le bloggeur digère, compile et centralise. Le lecteur en profite. Et c'est tout ? Non, le lecteur prend un weblog comme un tremplin. S'il s'arrête c'est une erreur, une paresse. Car un weblog n'a rien de définitif, ce sont des informations en transit.
J'ai peur d'avoir raté la sortie, de ne pas savoir quelle est ma destination.

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