Beyond lies the web.

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Loqo ergo sum

Hier j'ai (encore) dit des bêtises, et pas la phrase qui aurait convenu.
Heureusement que de temps en temps je dis quelque chose de malin, quelque chose qui a du sens et que les autres n'avaient pas vu.
Faut-il continuer ou se taire ?
Mais alors c'est risquer de se perdre dans le silence en attendant de considérer que cette pensée vaut vraiment la peine d'être exprimée et présentée au monde extérieur qui va la jauger et la juger sans complaisance, la retourner et peut être lui refuser cet éclat qu'elle avait dans l'intimité et la résonance de mon dialogue intérieur.
J'ai trop peur de disparaître pour me taire.

Du lecteur

Je le désire en général, je le redoute en particulier.
Ma relation au lecteur se teinte d'ambivalence, quelque soit ma production. Je sais ce que j'écris, je ne sais pas qui, ni quand, me lit. J'ai cru vouloir le savoir. Faiblesse de l'ego qui a besoin d'être rassuré, curiosité qui permet de mieux orienter les sujets et les échanges.
Aujourd'hui, sans remettre en l'aspect pratique, je me demande si je n'aurais pas mieux fait de ne pas ouvrir les commentaires. Rester à l'état originel. M'exprimer, lier simplement. Ne plus parler seule implique-t-il une oreille un oeil ou une réponse ?

Et maintenant, un lien !

Je voulais dire quelques mots sur la bonne soirée que j'ai passé le 2 (et sans sentir la fumée en sortant!), histoire de montrer, que oui, j'ai bien l'intention de me remettre à écrire ici, et d'y arriver. Parce qu'un weblog est un projet comme un autre et que si j'arrive bien à aller au cours de dessin voir mes nouvelles connaissance je dois bien pouvoir écrire à mes anciennes connaissances. Excepté que le tout le temps disponible n'aide pas à fixer des moments.
Je voulais parler de la solitude du bloggeur de fond dont nous avons discuté, et de l'extinction des weblogs de synthèse que nous regrettons sans avoir le courage de nous y remettre. Mais j'ai décidément du mal à traverser le silence où je me dissimule pour contrer la cacophonie émanant de toutes ces personnes qui utilisent leur pouvoir d'expression en tirant parti de la facilité de publication. Que puis-je dire qui ferait une différence, qui n'a pas déjà été dit, et mieux, ailleurs ? Se poser la c'est rester muet. Et tant pis pour le dernier qui atteint une presque permanence. ça n'est pas vraiment l'inspiration qui manque, c'est la conscience qui est trop présente. Alors tant pis pour les chiffres. Tant pis pour les conversations. Y'a-t-il d'ailleurs quelque chose comme des conversation dans les bribes de remarques échangées ci et là ?
Je cherche les liens dans les articles, aussi je suis heureuse de pouvoir en faire un : Tilly a commencé de traduire en français des articles de Danah Boyd.

Doutes

Si les weblogs ne servent plus à faire des rencontres, si les discussions se sont tues, à quoi bon ?

J'hésite à m'acheter un téléphone.
(presque)

L'addiction est passé des idées aux images. Il faut que j'arrête, mais quelle sera la forme suivante ?

Ceci n'est pas un article privé

Je n'écris plus, je ne lis plus. Aujourd'hui encore j'ai rapporté à la bibliothèques des livres que j'ai l'intention de lire, mais que je n'ai pas touché depuis que je les ai posés. Kilomètres et fatigue sont de(ux) faibles excuses faciles.
J'aimerais retrouver le plaisir des mots. De les assembler, de les lire.
Qui écrit encore ? Je traverse une crise de lassitude, et je n'ai pas vu de nouvelle plume qui m'attire depuis ...

Et puis retrouver un élan, reprendre le questionnement et les liaisons improbables. L'une pose la de la privauté, l'autre se remet à écrire - en privé.
Les mots gravés dans le silicium n'ont pas la saveur de ceux tracés sur le papier. Pas la longévité non plus.

Pointer les choses qui m'ont fait sourire, m'inquiéter, réagir. En détaillant peut être, parce qu'avec du contexte c'est mieux. Est-ce que les détails permettent plus de se dissimuler qu'ils ne révèlent ? Ils permettent de maintenir une conversation, et c'est déjà bien.

Sourires en carré

Je sais quand j'ai trop lu de webcomics lorsque je me mets à me parler en anglais.
C'est un peu récurent ces derniers temps.
Toutefois, c'est aussi parce que je tombe sur des pages qui me font bien rire. Savage Chickens me fait penser à un autre site de dessin sur petit format de bureau.

Des difficultés de la nuance

J'ai toujours été gênée par le fait qu'un silence internautique pouvait s'interpréter de nombreuses façon, entre manque de temps, manque de choses à dire et/ou manque d'envie.

Mais là c'est pire : entre beaucoup de travail qui ne fait pas - mais alors vraiment pas - mine de baisser d'intensité, les cartons de ma migration et la coupure prochaine de connexion résultant directement de ladite migration vers un appartement que j'espère plus tranquille, comment puis-je espérer faire comprendre que je boude, et que moi aussi je peux sombrer dans le silence (blessé) ? Parce que ça n'est pas général, je cherche un moyen de donner un ton particulier à mon silence relativement à une personne à laquelle je ne suis pas encore prête à pardonner (son silence).
Et pour une fois je ne sais pas veux pas le dire clairement.
Je ne suis pas prête à dire "je ne suis pas prête à te pardonner, et à te parler/écrire." Mais tant que je ne le dis pas, je sais que rien ne passe. Alors...

Comment avoir plus de lecteurs

Être lu est l'angoisse du bloggeur débutant comme de celui qui a déjà quelques mois de publication. Entre avoir plus de ou un meilleur classement, je me demande parfois ce qui l'emporte. Parfois au détriment du plaisir et de la qualité, parce que les choses évidentes sont celles qui sont le plus facilement oubliées.
Dans un monde parfait, il suffit de publier des articles pour que des lecteurs intéressés s'en approchent. Dans le monde réel, ou plus précisément dans la blogosphère, ça se passe de façon similaire mais ce processus est relativement lent. La patience n'étant pas une des vertus cardinales du bloggeur, voici quelques astuces pour accélérer les choses.
It is of course a misunderstanding of what a blog is. It is not a chat channel. Nobody might notice you right away, and if you really aren't saying anything interesting, nobody's going to bother. And it takes a while to build up a network of people who care about what you write, if you don't already have them handy (your friends and family).
Le plus simple est d'avoir des lecteurs avant de commencer à blogguer. A moins d'être connu par ailleurs, c'est impossible pensez-vous. Erreur. Si vous faites un weblog pour votre association/club de sport/promo/famille vous avez déjà un public potentiellement intéressé, à défaut d'être captif. Il ne vous reste plus qu'à leur faire connaître votre site, et à le leur rappeler de temps en temps.
Si vous avez déjà un site, et pas vraiment de public, il vous faut aller chasser le lecteur. Définissez votre cible, et apprenez à la connaître. Quels sont ses terrains de jeux ? Ses discussions de prédilection ? Immiscez-vous dans un groupe en apportant des commentaires. Bientôt vous ne serez plus seul.
Servez-vous de la curiosité naturelle des gens.
Rappelez-vous pourquoi vous avez commencé à . Probablement pour parler de sujets envers lesquels votre entourage physique n'éprouve pas d'intéret.
De quoi est-ce que les gens aiment parler ? D'eux. Donc ça n'est pas la peine de parler de vous. Mais si vous faites de liens vers d'autres weblogs, les personnes citées viendront lire ce que vous racontez. Et si vous les citez assez souvent, il se peut _même qu'elles prennent l'habitude de vous lire. Attention toutefois à bien viser : un bloggeur trop largement cité sera moins réceptif à votre attention particulière, tandis qu'un weblog d'importance comparable au votre y verra le signe d'une camaraderie débutante. Et le début d'un bel échange de liens, citations et discussions.
Commentez plus. Sans tomber dans les excès et le spammentaire, un petit à droite et à gauche de temps en temps permet de rappeler au monde votre existence, et celle de vos écrits.
Écrivez plus. On n'attrape pas des lecteurs avec des pages blanches. Et avant d'écrire mieux, il faudrait juste écrire. Et ensuite publier, _même si c'est incomplet et s'il y a moyen de faire beaucoup, beaucoup mieux.

(le retour) Des bétises

Il y a un conseil, une remarque classique et si vraie que c'est l'une des règles blogosphèriques, comme quoi il ne faut pas écrire sur son blocage d'écriture. D'abord parce que c'est oxymérique, ensuite parce que c'est inintéressant au possible. Qui peut être désoeuvré au point de s'intéresser au passage à vide expressionnel d'une autre personne ? Ce qui est moins souvent dit, c'est que la rédaction d'un tel est signe de rémission, et prélude à un regain d'activité.
Il y a diverses raisons à un 's block.

Je n'ai rien à dire. Ou plus exactement, je n'ai rien à dire qui soit vraiment intéressant et qui apporte quelque chose, et je n'ai pas envie de laisser les lecteurs décider si ce que je raconte valait le coup ou pas. C'est bien de le reconnaître, mais le silence est une habitude qui ne se brise pas si facilement.
J'ai trop de choses à dire. Tant que je ne sais par quel bout commencer. J'aimerais aussi approfondir, mais ça va encore me conduire à d'autres idées. Je ne sais plus choisir un sujet, je me suis noyée dans les possibles - qui n'aboutiront pas.
Je n'ai pas le temps. Il y a des moments (bien) remplis. Et parfois je ne sais comment, je ne vois pas les heures filer.
Je ne peux pas. Manque de connections, juste quand j'aurais bien envie de dire un truc. Alors j'engrange des mots sur un carnet.
Sans savoir s'ils iront plus loin et seront revisités.

J'ai des choses à dire. Des liens entassés. J'ai l'envie. J'ai le temps.
J'ai le blocage.

C'est que j'ai déjà dit tant de bêtises.

Les futilités donnent un air innocent. Elles permettent de ne pas se prendre au sérieux, et de continuer à papoter librement, tranquillement dans son coin. Il y a des bêtises qui aident à garder ou donner un caractère informel. Des bêtises qui rendent un weblog à la pointe. Mais mon sujet n'est pas les bouffonneries.

J'ai peur d'écrire aujourd'hui parce que dans 2-3 ans je tomberais sur ces pages et je me dirais "mais quelles bêtises" comme je rougis aujourd'hui de mes écrits d'(avant)-hier.

C'est absurde car ceux qui sont encore là aujourd'hui sont passés à travers, m'ont passé ces travers.

Mes bêtises ont été un outil, et je l'avais oublié. Comme j'avais oublié que si j'ai été affreuse, je l'ai été de façon délibérée.
Mais je n'ai pas oublié le plaisir d'écrire, et qu'il ne sert à dire d'attendre l'inspiration.

De l'éloignement

Etre loin ça permet de voir les choses avec du recul sans avoir autre chose à faire que jetter un oeil curieux sur le paysage.
J'ai aimé surfer sur les remous de la blogosphère. Les tourbillons sont amusants et entrainants.
Se tenir loin des vagues permet de ne pas être entrainé par des choses qu'on ne comprend pas. Plus sur, mais moins amusant.
Heureusement que les utilisateurs passionnés et passionnants peuvent se trouver presque partout , et donc proches. Je n'ai pas besoin de choisir. C'est ce qui se passe ici qui est, le reste ne me semble que fariboles et discussions. Et pas seulement parce que je vois ça de loin.

6 kg d'émotions chocolatées

Un avantage de vivre en Belgique, c'est qu'avant de passer quelques jours en France, c'est facile d'aller chez le chocolatier voisin et de dévaliser la boutique faire quelques emplettes et découvertes gustatives (parce que tant qu'à manger des pralines, autant en essayer de nouvelles sortes).
La dernière fois j'avais découvert le bonheur de la rose, j'ai poursuivi par le délice du jasmin.

Mais la découverte, c'est Kaori.
Je n'ai gouté qu'aux bâtons Safran et Cardamome mais je peux vous dire que si vous avez un cadeau à faire à quelqu'un qui aime le chocolat, Kaori est la réponse : des bâtons de chocolat noir au Yuzo, Gingembre, Vanille & coco, Fraise & basalmique à marier dans des compositions Orange & grué, Matcha & pavot, Kalamansi...

Histoire de ma vie

La semaine dernière, j’ai volontairement abdiqué d’une partie de ma liberté pour … pour plus de facilité.
Très exactement au lieu d’avoir mon propre moyen de transport je me suis jointe à des collègues qui allaient à la formation que moi. Je n’ai pas donc eu à me préoccuper du trajet et je ne me suis pas perdue dans le nœud autoroutier pour rentrer à l’hôtel. Mais je n’ai pas pu faire ce que j’aurais voulu. Ou plus exactement j’ai été faible et je ne suis pas assez organisée pour rencontrer les personnes que j’aurais pu voir à l’occasion de ce déplacement.
Je ne vais pas dire que je regrette, car c’est ma propre décision, et ça ne ferait qu’ajouter un degré d’absurdité.
Il y a un mois, j’avais pensé à plein de possibilités. Et puis j’ai eu l’idée de partir avec d’autres, moyen de faire leur connaissance et de découvrir autre chose. Mais personne ne va me remercier d’avoir fait des économies et d’avoir rejeté moins de gaz d’échappement.
Une décision qui m’a permis de ne pas avoir à en prendre un certain nombre.
La voie paresseuse.
S’il y a quelqu’un d’autre pour le faire, qu’il le fasse. Je critiquerais ensuite. Ou pas. Ça s’appelle déléguer.
Tiens, je serais déléguée le 26 octobre prochain à une conférence à Paris. J’aimerais en profiter pour voir du monde – mais je bloque devant les demandes directes. Un peu tard, un peu compliqué quand les gens travaillent et que je me perds devant les possibilités.

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