Lundi 27 Juillet 2009
Doute, mon ami fidèle
Bonjour.
Je suis là.
Oui, juste là. Pas loin.
Presque derrière cet .
Visible lorsque j'aurais cliqué.

Je suis (de nouveau) là.
Derrière mon écran.
Devant mon clavier.
Que je n'arrive pas à toucher. Retenue, pudeur, peur.
Absurde.

J'ai déjà publié des centaines d'articles. Je sais comment ça fonctionne.
Justement cette connaissance me bloque. M'empêche de parlécrire. De m'exprimer. Sur quoi ? ?
Je croyais avoir résolu le problème en me fixant un nouveau thème. Qui est le , ce qui me passe sous les yeux, ce qui m'intéresse. Qu'est-ce qui m'intéresse aujourd'hui ? Des images, des mots. Où je me noie et (je) m'oublie.
Je sais ce qui m'attire, je sais ce qui me retient.
Sur les pages.
Devant ma page.
La retenue fait que je me suis tue.
La pudeur... mais de quoi ai-je peur ?

Pourtant je sais que rien ne peut m'arriver.
Ce rien qui me fait trembler. Et si j'écris seule ? Il y a tant de temps, il y a tant d'autres voix qui sont apparues. Y a-t-il un autre début pour un site qui fut ? Qui va me trouver si je n'ai pas découvert de weblogs {à lier, allié} ?
Par quoi commencer ?
En quelle langue m'exprimer ? La cible est, sera souvent, en anglais. Lecteur, es-tu bilingue ? Dois-je m'en soucier ?

Des détails, de l'intendance.
Seul compte le contenu. (et il ne faut pas lire les commentaires, jamais)
Me voilà revenue.
Bonjour.
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 22:34 dans dedans - Permalien - 6 commentaires
Mercredi 15 Avril 2009
Indécision
Est-ce que c'est drôle parce que c'est la plus jolie image de ma journée ou .. ?
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 23:31 dans dedans - Permalien - 0 commentaires
Jeudi 01 Mai 2008
Loqo ergo sum
Hier j'ai (encore) dit des bêtises, et pas la phrase qui aurait convenu.
Heureusement que de temps en temps je dis quelque chose de malin, quelque chose qui a du sens et que les autres n'avaient pas vu.
Faut-il continuer ou se taire ?
Mais alors c'est risquer de se perdre dans le silence en attendant de considérer que cette pensée vaut vraiment la peine d'être exprimée et présentée au monde extérieur qui va la jauger et la juger sans complaisance, la retourner et peut être lui refuser cet éclat qu'elle avait dans l'intimité et la résonance de mon dialogue intérieur.
J'ai trop peur de disparaître pour me taire.
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 10:40 dans dedans - Permalien - 1 commentaire - MàJ : Jeudi 1 Mai 2008, 11:48
Samedi 19 Avril 2008
Du lecteur
Je le désire en général, je le redoute en particulier.
Ma relation au lecteur se teinte d'ambivalence, quelque soit ma production. Je sais ce que j'écris, je ne sais pas qui, ni quand, me lit. J'ai cru vouloir le savoir. Faiblesse de l'ego qui a besoin d'être rassuré, curiosité qui permet de mieux orienter les sujets et les échanges.
Aujourd'hui, sans remettre en l'aspect pratique, je me demande si je n'aurais pas mieux fait de ne pas ouvrir les commentaires. Rester à l'état originel. M'exprimer, lier simplement. Ne plus parler seule implique-t-il une oreille un oeil ou une réponse ?
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 17:05 dans dedans - Permalien - 3 commentaires
Mardi 15 Janvier 2008
Et maintenant, un lien !
Je voulais dire quelques mots sur la bonne soirée que j'ai passé le 2 (et sans sentir la fumée en sortant!), histoire de montrer, que oui, j'ai bien l'intention de me remettre à écrire ici, et d'y arriver. Parce qu'un weblog est un projet comme un autre et que si j'arrive bien à aller au cours de dessin voir mes nouvelles connaissance je dois bien pouvoir écrire à mes anciennes connaissances. Excepté que le tout le temps disponible n'aide pas à fixer des moments.
Je voulais parler de la solitude du bloggeur de fond dont nous avons discuté, et de l'extinction des weblogs de synthèse que nous regrettons sans avoir le courage de nous y remettre. Mais j'ai décidément du mal à traverser le silence où je me dissimule pour contrer la cacophonie émanant de toutes ces personnes qui utilisent leur pouvoir d'expression en tirant parti de la facilité de publication. Que puis-je dire qui ferait une différence, qui n'a pas déjà été dit, et mieux, ailleurs ? Se poser la c'est rester muet. Et tant pis pour le dernier qui atteint une presque permanence. ça n'est pas vraiment l'inspiration qui manque, c'est la conscience qui est trop présente. Alors tant pis pour les chiffres. Tant pis pour les conversations. Y'a-t-il d'ailleurs quelque chose comme des conversation dans les bribes de remarques échangées ci et là ?
Je cherche les liens dans les articles, aussi je suis heureuse de pouvoir en faire un : Tilly a commencé de traduire en français des articles de Danah Boyd.
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 21:30 dans dedans - Permalien - 2 commentaires
Mercredi 01 Août 2007
Doutes
Si les weblogs ne servent plus à faire des rencontres, si les discussions se sont tues, à quoi bon ?

J'hésite à m'acheter un téléphone.
(presque)

L'addiction est passé des idées aux images. Il faut que j'arrête, mais quelle sera la forme suivante ?
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 21:07 dans dedans - Permalien - 1 commentaire
Dimanche 17 Juin 2007
Ceci n'est pas un article privé
Je n'écris plus, je ne lis plus. Aujourd'hui encore j'ai rapporté à la bibliothèques des livres que j'ai l'intention de lire, mais que je n'ai pas touché depuis que je les ai posés. Kilomètres et fatigue sont de(ux) faibles excuses faciles.
J'aimerais retrouver le plaisir des mots. De les assembler, de les lire.
Qui écrit encore ? Je traverse une crise de lassitude, et je n'ai pas vu de nouvelle plume qui m'attire depuis ...

Et puis retrouver un élan, reprendre le questionnement et les liaisons improbables. L'une pose la de la privauté, l'autre se remet à écrire - en privé.
Les mots gravés dans le silicium n'ont pas la saveur de ceux tracés sur le papier. Pas la longévité non plus.

Pointer les choses qui m'ont fait sourire, m'inquiéter, réagir. En détaillant peut être, parce qu'avec du contexte c'est mieux. Est-ce que les détails permettent plus de se dissimuler qu'ils ne révèlent ? Ils permettent de maintenir une conversation, et c'est déjà bien.
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 14:04 dans dedans - Permalien - 1 commentaire - MàJ : Dimanche 17 Juin 2007, 15:35
Mercredi 13 Juin 2007
Sourires en carré
Je sais quand j'ai trop lu de webcomics lorsque je me mets à me parler en anglais.
C'est un peu récurent ces derniers temps.
Toutefois, c'est aussi parce que je tombe sur des pages qui me font bien rire. Savage Chickens me fait penser à un autre site de dessin sur petit format de bureau.
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 23:45 dans dedans - Permalien - 0 commentaires
Vendredi 04 Mai 2007
Des difficultés de la nuance
J'ai toujours été gênée par le fait qu'un silence internautique pouvait s'interpréter de nombreuses façon, entre manque de temps, manque de choses à dire et/ou manque d'envie.

Mais là c'est pire : entre beaucoup de travail qui ne fait pas - mais alors vraiment pas - mine de baisser d'intensité, les cartons de ma migration et la coupure prochaine de connexion résultant directement de ladite migration vers un appartement que j'espère plus tranquille, comment puis-je espérer faire comprendre que je boude, et que moi aussi je peux sombrer dans le silence (blessé) ? Parce que ça n'est pas général, je cherche un moyen de donner un ton particulier à mon silence relativement à une personne à laquelle je ne suis pas encore prête à pardonner (son silence).
Et pour une fois je ne sais pas veux pas le dire clairement.
Je ne suis pas prête à dire "je ne suis pas prête à te pardonner, et à te parler/écrire." Mais tant que je ne le dis pas, je sais que rien ne passe. Alors...
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 23:41 dans dedans - Permalien - 0 commentaires
Dimanche 11 Février 2007
Comment avoir plus de lecteurs
Être lu est l'angoisse du bloggeur débutant comme de celui qui a déjà quelques mois de publication. Entre avoir plus de ou un meilleur classement, je me demande parfois ce qui l'emporte. Parfois au détriment du plaisir et de la qualité, parce que les choses évidentes sont celles qui sont le plus facilement oubliées.
Dans un monde parfait, il suffit de publier des articles pour que des lecteurs intéressés s'en approchent. Dans le monde réel, ou plus précisément dans la blogosphère, ça se passe de façon similaire mais ce processus est relativement lent. La patience n'étant pas une des vertus cardinales du bloggeur, voici quelques astuces pour accélérer les choses.
It is of course a misunderstanding of what a blog is. It is not a chat channel. Nobody might notice you right away, and if you really aren't saying anything interesting, nobody's going to bother. And it takes a while to build up a network of people who care about what you write, if you don't already have them handy (your friends and family).
Le plus simple est d'avoir des lecteurs avant de commencer à blogguer. A moins d'être connu par ailleurs, c'est impossible pensez-vous. Erreur. Si vous faites un weblog pour votre association/club de sport/promo/famille vous avez déjà un public potentiellement intéressé, à défaut d'être captif. Il ne vous reste plus qu'à leur faire connaître votre site, et à le leur rappeler de temps en temps.
Si vous avez déjà un site, et pas vraiment de public, il vous faut aller chasser le lecteur. Définissez votre cible, et apprenez à la connaître. Quels sont ses terrains de jeux ? Ses discussions de prédilection ? Immiscez-vous dans un groupe en apportant des commentaires. Bientôt vous ne serez plus seul.
Servez-vous de la curiosité naturelle des gens.
Rappelez-vous pourquoi vous avez commencé à . Probablement pour parler de sujets envers lesquels votre entourage physique n'éprouve pas d'intéret.
De quoi est-ce que les gens aiment parler ? D'eux. Donc ça n'est pas la peine de parler de vous. Mais si vous faites de liens vers d'autres weblogs, les personnes citées viendront lire ce que vous racontez. Et si vous les citez assez souvent, il se peut _même qu'elles prennent l'habitude de vous lire. Attention toutefois à bien viser : un bloggeur trop largement cité sera moins réceptif à votre attention particulière, tandis qu'un weblog d'importance comparable au votre y verra le signe d'une camaraderie débutante. Et le début d'un bel échange de liens, citations et discussions.
Commentez plus. Sans tomber dans les excès et le spammentaire, un petit à droite et à gauche de temps en temps permet de rappeler au monde votre existence, et celle de vos écrits.
Écrivez plus. On n'attrape pas des lecteurs avec des pages blanches. Et avant d'écrire mieux, il faudrait juste écrire. Et ensuite publier, _même si c'est incomplet et s'il y a moyen de faire beaucoup, beaucoup mieux.
Ecrit par L'oeil de Mouche, à 23:26 dans dedans - Permalien - 0 commentaires

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